L'écriture en Maternelle
La complexité du geste d’écriture demande une maturation physiologique (neuromotrice), avec une acquisition de la connaissance du corps engagé dans l'acte d'écrire. Ceci lui permettra de s’orienter dans son environnement pour ensuite mieux repérer et tracer les signes graphiques eux-mêmes orientés dans l’espace de la feuille. Il est important que l’enfant ait les moyens et l’envie d’écrire.
À l'école élémentaire
Lors de l’apprentissage, il est préférable de présenter les modèles selon différents biais : à côté du modèle visuel, montrer le geste, l’expliquer. Au-delà du résultat fini dans les cahiers, observer autant que possible le geste produisant l’écriture. Un bon geste produira une bonne forme. Un mauvais geste peut produire une bonne forme au début de l’apprentissage, cependant celle-ci se déformera avec l’arrivée de la vitesse. Réexpliquer régulièrement les règles de l’écriture (sens de formation des lettres, proportions, liaisons).
C’est ensuite par l’exercice régulier de l’écriture que l’enfant développera ses capacités. Les photocopies et les textes à trous sont à utiliser le moins possible, car ils ne permettent pas à l'enfant d'accéder à l'entraînement indispensable dont il a besoin pour développer la motricité fine et les mécanismes qui sont la base de l'accès à l'écriture.
Bien écrire passe par un axe harmonieux
Main, pied, œil. Permettre à l’enfant de changer sa position dans la classe par rapport au tableau pour qu’il retrouve lui-même sa bonne latéralisation visuelle et une stabilité de la posture. La chaise et le bureau ne doivent pas être trop bas ou trop hauts, les pieds de l’enfant doivent être en appui sur le sol. La prise d’instrument graphique doit être adaptée à l’écriture (pince tridigitale).
Le bureau ne sera pas encombré afin que l’enfant puisse positionner sa feuille.
Pour les gauchers
• Veiller à placer l’enfant à la gauche des tables pour qu’il ne soit pas gêné par son voisin droitier.
• Lors de l’apprentissage, positionner les modèles d’écriture sur sa droite.
• L’aider à incliner son cahier vers la droite.
Votre bienveillance est essentielle envers ces enfants en difficultés d’écriture : les encourager, diminuer les exercices écrits quand la lenteur est présente, prévoir d’autres adaptations pédagogiques si c’est utile temporairement (photocopies, clé USB, temps supplémentaire, évaluations orales en complément, cahiers avec lignes de couleurs, lignes de 5 mm ou de 3 mm pour les enfants de CP qui ont encore besoin d’écrire en grande dimension…).
Quand les difficultés d’écriture persistent en fin de CE1, malgré une remédiation mise en place à l’école, conseiller aux parents de consulter un spécialiste de l’écriture.
Le graphothérapeute est ce spécialiste. Il travaille en réseau et peut vous aider à mettre en place les différentiations nécessaires.